La maladie et l’antidote. (pour une Europe pédagogue)

La maladie et l’antidote.

(pour une Europe pédagogue)

 

Non, ce billet de blog ne traitera pas du dernier coronavirus (ou Covid-19 pour les intimes).

 

Il parlera cependant bel et bien de « santé publique » et même, soyons audacieux, de « Santé européenne« . Le 26 mai 2019, les Françaises et les Français ont été appelés aux urnes dans le cadre des élections Européennes. A l’issue de celles-ci, outre la surprise de voir certains partis largement défaits, nous avons assisté à une victoire en demi-teinte des populistes.

 

Victoire et défaite en demi-teinte.

 

Si évidemment, l’extrême droite française a vendu l’issue de ce scrutin comme une victoire magistrale, celles et ceux qui souhaitaient transformer cette élection en un référendum « Pour ou contre Macron » en ont été pour leurs frais, avec un écart de 0,92% entre la liste menée par Jordan BARDELLA (RN) et la liste menée par Nathalie LOISEAU (Renaissance); et malgré une véritable explosion du nombre de listes (33) qui auront toutes fait campagne contre le Président.


L’Alliance entre LaREM, le MoDem, AGIR, l’UDE et le Mouvement Radical (qui forme Renaissance) aura payé, et le désastre qui nous avait été prédit n’arrivera finalement pas. C’est un premier enseignement: on est plus fort quand les Europhiles sont soudés.

 

Mais alors, pourquoi remettre les élections Européennes sur le tapis presque un an après ? Tout simplement parce que cette semaine avec le départ des Britanniques, le Parlement Européen a accueilli deux nouveaux Eurodéputés Français pour le groupe Renew Europe.

 

Ilana CICUREL et Sandro GOZI, ont en effet rejoint les sièges de cette magnifique institution. L’occasion par ailleurs, pour les Jeunes Démocrates des Alpes-Maritimes de les féliciter et leur souhaiter bon courage dans ce mandat.

 

À noter également, l’arrivé de Linea SØGAARD-LIDELL (Danemark), Barry ANDREWS (Irlande), Bart GROOTHUIS (Pays-Bas), Adrián VÁZQUEZ LÁZARA (Espagne).

 

Mais là encore, ces réjouissances sont en demi-teinte.

 

Nous nous réjouissons car si la France a envoyé un poison (potentiellement mortel pour l’Europe) avec ces 23 Euro-députés RN, elle y a aussi envoyé le vaccin en y envoyant le même nombre d’Euro-députés pro Europe.


Malgré tout, nous déplorons évidemment le Brexit et le départ de la Grande-Bretagne de l’Union Européenne. Cette décision n’est pas anodine.

 

Un signal d’alarme

 

L’Europe doit voir, dès maintenant, les symptômes qui l’affaiblissent non pas comme une fatalité, mais comme un signal d’alarme.  Une seule chose pourra être fatale à l’Union Européenne: Son manque de pédagogie qui mène le populisme sur les bancs de ce si noble parlement.

 

Expliquer, sans cesse, sans relâche les bienfaits de l’Union Européenne ne pourra offrir à cette  offrir qu’une adhésion des Françaises et des Français.

Alors à présent: Expliquons l’Europe ! Au spectre du populisme, opposons la lumière de la pédagogie.